Pas vraiment un blog mais plutôt un aide-mémoire; il m'arrive d'éditer les posts et il n'y a pas de commentaires. Not a real blog but rather a reminder; from time to time I edit old posts and there are no comments (see the en tag for a list of pages in English).

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Actualités ci-dessous, pour les autres voir l'index chronologique ou les listes par sujet. Most recent post below, older ones are available via the Index of the list of Tags.

Posted 26 Apr 2018 Tags:

Eh oui une autre liste incroyable : il m'arrive, quoi que moins souvent que je ne le souhaiterais, de lire des livres que je note ici.

  • James Baldwin Harlem Quartet, Stock (avril 2018)
  • Sarah Rey Les larmes de Rome, le pouvoir de pleurer dans l'Antiquité, Anamosa (mars 2018)
  • Pier Paolo Pasolini L'odeur de l'Inde, Gallimard (janvier 2018)

Pour les années antérieures voir la liste complète archivée.

Posted 26 Apr 2018 Tags:

Records that I am buying or would (maybe) like to (bandcamp records may be found here).

DERYA YILDIRIM & GRUP SIMSEK - Nem Kaldi (Bongo Joe / Catapulte Records), bandcamp (Mar 2018)

For the previous years, see the complete archived list.

Posted 2 Apr 2018 Tags:

Une salle obscure, pas de popcorn et, souvent, de bons films.

  • La nuit du chasseur de Charles Laughton (mars 2018)
  • Phantom thread de Paul Thomas Anderson (mars 2018)
  • Black panther de Ryan Coogler (février 2018)
  • Le port de la drogue (Pickup on South Street) de Samuel Fuller (janvier 2018)

Pour les années antérieures voir la liste complète archivée.

Posted 2 Apr 2018 Tags:

Bon, je sais bien que 106 € c'est pas encore le record en la matière mais personnellement je n'avais jamais payé aussi cher pour un concert. Il faut dire que sur le papier, il y avait du lourd : en première partie James Blake, celui de Overgrown, suivi de Kendrick Lamar tout auréolé des succès de To Pimp a Butterfly et de Damn.

En réalité, ça ne le faisait pas tant que ça. Déjà, j'ai commis une petite erreur en pensant que le concert ne commencerait pas à 20h pétantes mais au pays du $$ où le concert est programmé comme une émission télé et où les assistants commencent à démonter la scène dès la fin du dernier morceau (sans aucun rappel), l'horaire est respecté! Le temps de passer les longs contrôles de sécurité,j'ai donc raté une bonne partie de la prestation de James Blake. J'en ai vu suffisamment cependant pour me rendre compte que, même avec deux musiciens, il avait le plus grand mal à communiquer l'émotion qui passe sur ses disques : c'est un peu la limite du minimalisme électro ("bedroom music") où on a sur scène l'impression d'écouter un disque (très fort), avec pas mal de copains qu'on ne connaît pas autour, mais sans plus. Un petit point quand même pour Retrograde qui reste incroyable, mais même sur celui-ci, le jeu pas totalement maîtrisé avec la voix enregistré de James Blake, a empêché la magie d'opérer totalement.

Quant à Kendrick Lamar, seul sur scène en manteau blanc, il a indéniablement la classe qui lui permet d'enflammer la salle sur des titres emblématiques comme Be Humble en fin du concert (grand moment), DNA en entrée, ou encore King Kunta. La où il excelle c'est sur les tempos plus lents, où la musique (assourdissante) s'efface un peu et où on entend son flow vraiment remarquable. A la longue néanmoins, cette impression qu'on est essentiellement en train d'écouter avec beaucoup (beaucoup) de gens qui connaissent les paroles par coeur de courts extraits d'un disque qu'on aime bien fait qu'il n'y a pas vraiment de surprise ni véritablement d'émotion. A noter (ça doit être un classique mais comme je ne vais pas souvent dans ce genre de concerts...) un joli moment où la salle n'est illuminée que par les lumières arrière des téléphones portables qui se balancent...

Après avoir lus quelques articles sur le concert de la veille dans la presse - les Inrocks, Le Monde - il semble (article du Monde) qu'il y avait bien des musiciens pour accompagner Kendrick Lamar (ce qui explique un son plutôt pas mal et des jolies lignes de basse) mais cachés derrière la scène!

Bref, une soirée sympathique mais pas vraiment à la hauteur de ce que pouvaient faire espérer les disques, ce qui est probablement la malédiction de ce genre de musique.

Posted 27 Feb 2018 Tags:

Sacré livre que celui-ci. Je l'ai retrouvé par hasard en faisant un peu de rangement mais il est resté longtemps à mon chevet ou pas bien loin. J'ai toujours beaucoup aimé les livres qu'on peut ouvrir à n'importe quelle page et qui réservent encore des surprises, même si on les a déjà lu de nombreuses fois.

Techniquement, le livre se présente comme des transcriptions de rêves (voir ci-dessous), faisant ressembler ce livre à un autre que j'ai aimé aussi, La boutique obscure de Georges Perec. Dans le livre de Michel Leiris, même la quatrième de couverture est déjà fascinante.

"Le rêve n'est pas une évasion. Nos pensées de la nuit - jusqu'aux plus saugrenues - viennent du même creuset que nos pensées du jour. Désirs, peurs ou simple tour d'esprit qui marquent de leur griffe chaque phase de notre existence, en vain nous compterions leur échapper dans les illusions du sommeil.

Le rêve n'est pas une révélation. Qu'un songe apporte au dormeur quelque clarté sur lui-même, ce n'est pas l'homme aux yeux clos qui fait la découverte mais l'homme aux yeux ouverts, assez lucide pour enchaîner des réflexions.

Dépouillé de ses faux-semblants, qu'est donc le rêve, dont le prestige s'en trouve à peine diminué ? Si quelques-uns, sans être dupes, puisent dans leurs rêves une mythologie et, sans être des savants, prennent soin de scrupuleusement les noter, c'est que le rêve - mirage qui scintille sur un fond de ténèbres - est essentiellement poésie.

Tel est (s'il en faut un) le mot clé de cette suite de récits, tantôt d'événements rêvés, tantôt d'événements réels, qui semblent au narrateur avoir projeté par instants sur sa terne silhouette un même éclairage de seconde vie."

Tout ceci a bien sûr rapport aussi avec la Science des rêves de Sigmund Freud, que j'ai lu également (avec de l'intérêt mais moins de plaisir quand même), même s'il est dans ce dernier ouvrage beaucoup moins question de poésie.

Posted 25 Feb 2018 Tags:

Par la magie d'Internet, en cherchant à acheter le disque (Silence, de Mal Waldron et David Murray), qui a la particularité d'avoir été publié quasiment six ans après le décès de Mal waldron en 2002, je suis tombé sur ce coffret (Mal Waldron, volume 2, CAM Jazz) qui propose, pour un tarif dérisoire, onze disques des labels italiens Soul Note et Black Saint enregistrés par Mal Waldron dans les années 80 et 90 en petites formations. Onze disques dont un de mes disques fétiches de longue date : Sempre Amore, enregistré avec Steve Lacy, sur lequel ils jouent en duo des pièces de Duke Ellington (dont Star-crossed lovers qu'on peut entendre sur un disque de Duke Ellington de 1957 (!) qui fait aussi partie de mes favoris : Such Sweet Thunder. Avec un autre disque de 1986, enregistré cette fois avec le saxophoniste alto Marion Brown (Songs of Love and Regret), Sempre Amore est vraiment un de mes disques (vinyl comme on ne disait pas encore à l'époque) favoris de cette époque.

J'ai en fait un souvenir assez précis de Mal Waldron qui est d'être allé le voir pour la dernière fois au Sunside, rue des Lombards, à Paris, en duo avec Steve Lacy justement, lors d'une série de concerts donnés par ce dernier à l'occasion de son départ de Paris, avant de retourner définitivement vivre aux États-Unis (soirée où je me souviens qu'une distinction avait été remise à Steve Lacy, il semble qu'il s'agisse du grade de commandeur dans l'Ordre des arts et des lettres). J'avoue que je n'avais plus aucune idée de la date de ce concert, en furetant un peu, il s'agirait de juin 2002, et donc parmi les derniers concerts de Mal Waldron qui est décédé en décembre 2002 (Steve Lacy l'a suivi deux ans plus tard).

Si j'avais oublié la date, je me souviens par contre de l'élégance de Mal Waldron (toujours son cigarillo fumant dans le cendrier posé sur le piano, malgré les interdictions de fumer) avec ses beaux cheveux blancs (exactement comme sur la pochette d'After Hours ci-dessous), ainsi que de leur avoir serré la main à la fin du concert (la salle était tellement petite qu'ils saluaient tous les spectateurs en sortant). Serrer la main d'un pianiste qui a accompagné Billie Hollyday sur scène et a composé la musique de l'inoubliable Left Alone n'est pas quelque chose qui s'oublie facilement.

L'occasion de me souvenir de quelques autres très grands disques de Mal Waldron :

Left Alone (1959)

Sempre Amore (1986)

Songs of Love and Regret (1986)

After Hours (1994)

One More Time (2002)

En relisant, j'éprouve un sentiment de tristesse en réalisant que tous les musiciens que l'on peut entendre sur ces disques, outre Mal Waldron lui-même et Steve Lacy, mais aussi Jeanne Lee, Jackie McLean et Marion Brown sont décédés dans les années 2000. On trouve de belles photos de Mal Waldron et Marion Brown ici.

Posted 7 Jan 2018 Tags:

Vaison la Romaine, août 2017.

Bourdeaux, août 2017.

Stuttgart, octobre 2017.

Nyons, novembre 2017.

Naples, décembre 2017.

Posted 25 Dec 2017 Tags:

Ce matin au café j'ai été surpris d'entendre un classique que je n'avais pas écouté depuis bien longtemps mais qui laisse une impression suffisamment forte pour qu'on ait l'impression de le connaître par coeur; souvenir du temps (lointain) où le Reggae n'était pas encore devenu la plus paresseuse des musiques par un des pionniers dont la rage est encore intacte (en 1972) : The Harder They Come par Jimmy Cliff, bande son du film éponyme. Apparemment le single original comportait en face B Many Rivers To Cross qui rappellera probablement de bons souvenirs à quiconque est allé en soirée dans les années 1980.

Occasion de se souvenir aussi de deux autres sommets du genre, à peu près de la même époque I Shot the Sheriff par Bob Marley (1973) et Funky Kingston de Toots & The Maytals (1973 aussi, qui en le réécoutant me fait un peu penser à un morceau de Fela).

Trois albums qui méritent bien leur page Wikipedia :

Posted 18 Nov 2017 Tags: